Quand un email important finit dans les spams, la réaction naturelle est souvent d’accuser l’outil d’envoi. Parfois il est en cause. Mais la délivrabilité dépend d’un ensemble de signaux : configuration du domaine, réputation, contenu, volume, listes de destinataires et comportement des utilisateurs.

Le plus efficace est de vérifier les causes dans un ordre logique.

1. Votre domaine est-il correctement authentifié ?

Commencez par SPF, DKIM et DMARC. Ces mécanismes permettent aux fournisseurs de messagerie de mieux vérifier qu’un message envoyé avec votre domaine est légitime.

Une erreur classique consiste à utiliser plusieurs outils d’envoi sans mettre à jour SPF, ou à activer un service sans finaliser DKIM.

Si ces termes vous donnent envie de fermer l’onglet, notre article SPF, DKIM, DMARC : à quoi ça sert sans parler comme un informaticien ? est fait pour vous.

2. Votre domaine ou votre adresse ont-ils une mauvaise réputation ?

Les fournisseurs de messagerie observent notamment le comportement associé à vos envois. Si beaucoup de destinataires suppriment les messages sans les lire, les signalent comme indésirables ou si vous envoyez vers de nombreuses adresses invalides, votre réputation peut se dégrader.

Une nouvelle adresse qui passe brutalement de cinq messages par jour à plusieurs milliers peut également sembler suspecte.

3. Votre liste de destinataires est-elle propre ?

Envoyer à des personnes qui n’ont jamais demandé vos messages est une excellente manière de créer des plaintes et des désabonnements.

Pour une newsletter ou une campagne, privilégiez une base acquise proprement, supprimez les adresses qui rebondissent et facilitez le désabonnement.

Illustration complémentaire : Pourquoi mes emails arrivent-ils dans les spams ?

4. Votre contenu ressemble-t-il à un message douteux ?

Il n’existe pas un mot interdit qui déclenche automatiquement le spam. Les filtres modernes analysent de nombreux signaux.

Mais certains comportements restent maladroits :

  • objets trompeurs ;
  • messages presque entièrement composés d’une image ;
  • liens raccourcis suspects ;
  • pièces jointes inutiles ;
  • HTML cassé ;
  • URL sans rapport avec le domaine de l’expéditeur.

Un email commercial peut être vendeur. Il doit simplement rester cohérent et honnête.

5. Le problème touche-t-il tous les destinataires ?

C’est une question utile pour isoler le problème.

Si vos messages arrivent chez certains fournisseurs mais pas chez d’autres, la cause peut être spécifique au destinataire. Si tout le monde classe vos messages en spam, regardez d’abord votre configuration et votre réputation.

6. Utilisez-vous le bon outil pour le bon type d’email ?

Une boîte classique est conçue pour des échanges humains. Une plateforme emailing est conçue pour des campagnes. Un service transactionnel est conçu pour envoyer confirmations, réinitialisations et notifications automatiques.

Mélanger tous les usages sur la même infrastructure peut compliquer la réputation et le diagnostic.

7. Votre domaine vient-il d’être créé ?

Un domaine neuf ne possède pas encore d’historique. Cela ne signifie pas que ses messages iront automatiquement dans les spams, mais il est raisonnable de commencer avec des volumes cohérents et une configuration propre.

Que faire concrètement ?

Commencez par vérifier :

  1. SPF ;
  2. DKIM ;
  3. DMARC ;
  4. la cohérence du domaine d’envoi ;
  5. les rebonds ;
  6. les plaintes ;
  7. les volumes ;
  8. la qualité de la liste.

Ensuite seulement, changez d’outil si le diagnostic montre que l’infrastructure actuelle est réellement le problème.

Un check-up public peut déjà éliminer beaucoup de causes

Notre outil gratuit vérifie les principaux enregistrements DNS visibles publiquement. Il ne peut pas mesurer toute votre réputation ni lire vos comptes, mais il permet d’identifier rapidement plusieurs erreurs fréquentes.

Et non, il ne vous demandera jamais votre mot de passe. Si un « diagnostic DNS » vous demande votre mot de passe, fermez la page avec enthousiasme.